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02.05.2009

27 septembre

Une dédicace ? De moi, à l'un de mes semblables ? Ô fols ! Jamais ! Jamais je ne dédierai une page, une ligne, une cédille, à qui que ce soit ! Jamais ! Le lieu de l'écriture, c'est celui de l'exacte et rigoureuse solitude qui a sauvé la vie à ce pauvre type cataclysmique que j'étais et que je serai toujours, et il n'y a pas d'amour en ce lieu-là, Mesdames & Messieurs de la Postulation, il n'y a pas d'indulgence, pas de pardon, pas d'accommodement possible. Je ne condescendrai même pas, comme l'a fait Céline dans son dernier livre, Rigodon, à une dédicace « aux animaux ». Non ! L'homme, cet ennemi du genre humain, comme l'a si bien dit Paul Valéry, est un animal lui aussi ! Sur la première page de mes cahiers, depuis le jour où je suis entré en écriture, je n'ai jamais écrit et je n'écrirai jamais qu'un seul nom, le plus difficile d'entre tous à tracer, et qui me coûte déjà bien assez cher comme ça : le mien.

« À moi », donc ! « À moi pour toujours ! »

 

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