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21.02.2009

23 janvier

Philip Roth : « Et si vous permettez, monsieur, son moi est généralement à un romancier ce que sa propre physionomie est à un portraitiste : le sujet le plus à la portée de la main qui demande un examen minutieux, un problème pour son art – étant donné les énormes obstacles à vaincre pour atteindre la vérité, le problème artistique par excellence. Il ne regarde pas simplement dans le miroir parce qu’il est pétrifié par ce qu’il voit. Je dirai plutôt que le succès de l’artiste dépend par-dessus tout de son pouvoir de détachement, de sa dénarcissisation. C’est là que les choses deviennent passionnantes. C’est ce dur labeur conscient qui fait l’art. Si Freud, docteur Spielvogel, a étudié ses propres rêves, ce n’était pas parce qu’il était ‘‘ narcissiste ’’, mais parce qu’il étudiait les rêves. Et quels étaient les rêves à la fois les moins et les plus accessibles, sinon les siens ? »

La vérité, le problème artistique par excellence.

Vraiment ?

Non.

Le problème artistique par excellence, c’est : « Mais comment est-ce que je vais m’y prendre pour arriver à faire ça ? »

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