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04.12.2008

2 mars

LE POÈTE PROCLAME SON RENOM

Le cercle du ciel mesure ma gloire ;

Les bibliothèques de l’Orient se disputent mes poèmes ;

Les émirs me cherchent pour emplir ma bouche de leur or ;

Les anges savent par cœur ma dernière strophe ;

Mes instruments de travail sont l’humiliation et l’angoisse :

Plût au Ciel que je fusse né mort.

(Aboulkassim el Hadrami, cité par Jorge Luis Borges,

L’auteur et autres textes.)

07.11.2008

12 mai

Kierkegaard : « What is spirit ? Spirit is to live as though dead. »

06.11.2008

6 février

Karl Löwith : « […] on peut rattacher au même ordre d’idées des travaux tels que ceux qu’a récemment publiés un ophtalmologiste de Stuttgart, le professeur J. Fuchs. Après avoir soigneusement rassemblé tous les documents accessibles, Fuchs signale la forte myopie congénitale de Nietzsche et indique qu’en conséquence ‘‘ l’excessive minceur de ses membranes oculaires et leur déficience pigmentaire le rendaient extraordinairement sensible à la lumière ’’ ; en pareil cas, ‘‘ la lumière n’est pas seulement reçue de manière optique par la rétine, mais aussi comme agent énergétique ’’, et ‘‘ par l’intermédiaire du système neuro-hormonal ’’ elle stimule ‘‘ le métabolisme et les glandes endocrines ’’ (selon Hollwich), ce qui ‘‘ a joué un grand rôle […] dans l’état psychophysiologique de Nietzsche. C’est une donnée d’autant plus significative que Nietzsche lui-même, ne l’oublions pas, imputait uniquement à ses yeux la diminution si durement ressentie de sa santé. Là réside […] la cause de l’isolement qui le torturait […]. Ce sentiment d’isolement, il tentera héroïquement d’en triompher dans la grandiose conception de l’ ‘‘ amor fati ’’, […] qui accepte le destin, lui dit oui. La grave myopie de Nietzsche est ainsi devenue une composante déterminante de sa vie et de sa philosophie de l’existence. ’’ Comme caractéristiques frappantes chez beaucoup de grands myopes, Fuchs relève : ‘‘ Esprit éveillé dès l’enfance, actifs jusqu’à en être quelque peu agressifs, critiques, s’intéressant à tout, du genre rats de bibliothèque et bons élèves. ’’ Il s’y ajoute des traits quasi obsessionnels. Et, appliquant ces indices à Nietzsche, Fuchs écrit : ‘‘ Sa manière agressive de philosopher […] me semble avoir son fondement dans une relation anatomico-physiologique réciproque récemment observée entre le cerveau et l’œil des grands myopes. Il suffit de penser, dans leur cas, à la grosseur excessive du globe oculaire due à l’hypertrophie du corps vitré et de la chambre antérieure, qu’on trouve souvent combinée avec une hypertrophie des ventricules du cerveau […]. Le centre de l’agression, localisé sur la face avant du troisième ventricule, a probablement été soumis chez Nietzsche à une intense stimulation […]. De la mise en évidence d’une hypertrophie ventriculaire chez les grands myopes à l’adoption de l’hypothèse selon laquelle le mode de réaction des centres nerveux voisins s’en trouverait transformé, il n’y a pas loin. C’est là qu’il faut chercher le lien psychobiologique avec le tempérament de beaucoup de grands myopes, et donc aussi avec les particularités psychiques de Nietzsche. La sympathicotonie souvent constatée chez les myopes, qui de son côté rend actif et d’humeur belliqueuse, semble également appartenir à ce contexte. La découverte de pareilles connexions est peut-être susceptible de jeter une lumière nouvelle sur les singularités psychophysiologiques du phénomène Nietzsche, si difficilement saisissable. ’’ »

05.11.2008

17 septembre

Karl Jaspers : « On ne doit pas regarder un discours comme plus mauvais ou comme meilleur, lorsqu’on sait que l’orateur a l’habitude de boire une bouteille de vin pour vaincre tout ce qui pourrait l’arrêter. »