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22.08.2008

20 octobre

Guerrier, oui – mais guerrier de l’inutile.

Mais guerrier.

21.08.2008

2 mai

Grand moment d’étonnement : un artiste se voit devenir une espèce de lui-même qu’il n’aurait jamais pu imaginer mais qu’il se découvre en train de fabriquer.

20.08.2008

3 janvier

George Bernard Shaw : « Le véritable artiste, c’est celui qui préférera laisser sa femme mourir de faim, ses enfants aller pieds nus, sa vieille mère de soixante-dix ans s’échiner à le faire vivre, plutôt que de se consacrer à ce qui n’est pas son art. Avec les femmes, il fait moitié de la vivisection, moitié du vampirisme. Il noue avec elles des relations intimes dans le but de les observer, de les dépouiller de leur masque de conventions et de surprendre leurs secrets les mieux gardés, car il sait qu’elles ont le pouvoir de donner corps à ses énergies créatrices les plus profondes, de le délivrer de sa froide raison, de lui faire voir des visions et de rêver des rêves – de l’inspirer, comme il dit. Il persuade les femmes qu’il y va de leur bien alors que c’est dans son propre intérêt qu’il agit. Il dérobe à la mère son lait et en fait l’encre noire dans laquelle il trempera sa plume pour la railler et pour glorifier la femme idéale. S’il feint de lui épargner les affres de la grossesse, c’est pour mieux se réserver la tendresse et les soins qui reviennent de droit aux enfants. Depuis que le mariage existe, le grand artiste est connu pour être mauvais mari. Mais il est pire que cela : c’est un voleur d’enfant, un suceur de sang, un hypocrite et un tricheur. La race peut périr et les femmes tomber par milliers pourvu que tous ces sacrifices lui permettent de mieux jouer Hamlet, de peindre une plus belle toile, d’écrire un poème plus pur, une pièce de théâtre plus réussie, un système philosophique plus élaboré ! […] Dans sa rage de création, il est aussi cruel que la femme, et aussi épouvantablement fascinant. De tous les combats humains, il n’en est pas de plus perfide ni de plus implacable que celui que se livrent l’homme artiste et la femme mère. Qui viendra à bout de l’autre ? car c’est la seule question. »

19.08.2008

16 janvier

Gastronomie

Cet après-midi j’ai vendu, pour manger, mon vieux Larousse Gastronomique.

Je vis de mes livres.

18.08.2008

26 décembre

Gaston Miron est mort hier, et je ne trouve rien de plus intelligent à me dire que : « Je n’écrirai jamais pour six millions de crottés. Ni pour six cent milliards. » Écrire est un geste aristocratique s’adressant à l’élite de l’espèce, pas à des garagis-tes bouffis de poutine, à des joueurs de quilles amateurs de Rothmans King Size, à des ménopausées suintant pour la décoration intérieure. Il y a dans l’écriture un « Va donc ! » que je redécouvre avec un doux et profond plaisir, quelques années plus tard, et je pense à Donald, l’ancien motard fou devenu vidangeur et qui est le plus grand lecteur du monde, je le jure.