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13.08.2008

18 août

Exophtalmie

Popeye avait l’Olive Oil. Moi non.

12.08.2008

22 novembre

Exception faite de la première phrase de La bâtarde de Violette Leduc – « Mon cas n’est pas unique : j’ai peur de mourir et je suis navrée d’être au monde » – , que j’aurais aimé écrire, et que je signerais même tout de suite de mon nom véritable, Animus Beaucul, dit Violet Trouduc, en me barbouillant la fraise de rouge à lèvres, s’il le fallait, rien ne m’a jamais passionné de tout ce qui a pu sortir de la plume de nos bonnes amies les femmes. Mais il est vrai que les femmes, tout le monde le sait, je crois, sont des créatures artistiquement, philosophiquement et métaphysiquement inintéressantes. La raison en est peut-être qu’elles ne sont pas très amusantes, n’est-ce pas. Elles ne sont pas drôles comme les chiens savent l’être, par exemple – les chiens ont en général un excellent sens de l’humour – , et les enfants, qui sont des animaux remarquablement comiques, ou encore, l’humanité tout entière gagnerait à en faire l’expérience, nos fiers compères amérindiens, qui sont, eux, de dangereux malades mentaux, auprès desquels les rejetons de la juiverie d’Europe centrale sont à peu près aussi divertissants que trente-deux mille navets signés Mel Brooks. Dans les meilleurs des cas, l’ « humour» au féminin est une très embarrassante niaiserie, sans doute parce qu’il n’existe pas de véritable humour féminin. À l’école de la Mother Earth, mon frère, tous les petits amis doivent en repasser par la prison de la maternelle, et ça, je pense bien, c’est un peu au-dessous de mes humbles forces.

11.08.2008

28 janvier

Et si jamais je rencontre un de ces petits enfants de chienne, un de ces puants charognards, un de ces immondes rapaces bouffis de merde qui jouent à faire de la télévision avec leurs caméras et leurs micros dans les couloirs des hôpitaux, je lui défonce la tronche à coups de barre de fer en guise de recours collectif.

10.08.2008

19 août

Être soi-même, soi-disant / quel naufrage, quel châtiment / à quoi bon / la copie conforme, catastrophe scellée / ici, ailleurs, toujours et partout / esclave et consentant / « fidèle » / châtré, rabougri, rampant, convenu, buté cloporte / au mur des chiottes, répinglé / portrait du miroir à perpétuité / te l’ont-ils assez répété, les Douze Mille Douze Organisés : « Tu ne veux pas être comme tout le monde » / ni même comme Moi & Moi-Même / un tournevis dans la tête, un vilebrequin dans le cul / ne me demande pas de m’asseoir là-dessus / et danse, Toton ! / funeste escroquerie / leur « Tout le Monde », viande d’abattoir, à quatre pattes dans la boucherie / à licher le sang des Rêves Crevés à plein plancher / le Malade au pouvoir, pourri de santé / santé de malade malade de « santé » / oh non, non, non / jamais / jamais la vie sage / au poteau, le Je / vive le Jeu / toujours le Jeu / tout pour le Jeu / même dans le haut mal hurlant du mal de cheveux / je suis allergique au Tranquillisant / Panique est mon nom de jeune fille et ma vitamine / vive la nuit, la vie sale, l’inapaisement / à bas le Tyran, sa photo sur ma carte, son visage et son argent / et vive le Personnage ! le Personnage ! / viva ! / vive l’Ébriété du Bouffon Multiplié / vive le Rock ’n’ Roll Circus, toutes tristesses confondues, soir et matin / viva ! / et n’être jamais le petit Monsieur dans son petit habit qui se prend par la main / jamais !

09.08.2008

27 mars

Être (ou se prétendre) écrivain et ne pas faire son beurre à la marde, ce n’est déjà pas très glorieux, mais crever de faim par-dessus le marché, tout seul dans son coin, comme un imbécile heureux, sans pour autant vouloir cesser de travailler, c’est vraiment princier. Vraiment.

08.08.2008

14 juin

Être.
Je veux bien, moi, mais de là à vivre…

07.08.2008

8 juillet

Et je ne voyais plus rien, le soir, sur la véranda, autour d’une bonne bouteille, que des machines à mots dilapidant la précieuse substance du langage, que j’aurais voulu recueillir, comme un robineux ramassant un beau mégot qu’un insouciant a jeté sur le trottoir.

06.08.2008

14 octobre

Étant lui-même la réponse que l’artiste a choisi d’apporter aux problèmes de la vie, l’art ne peut lui apporter aucune réponse aux problèmes de la vie.

05.08.2008

21 mai

Esthétisme
C’est vrai que le gris souris de l’uniforme des soldats de la Wehrmacht était bien.

04.08.2008

29 mai

Espoir
On trouve toujours la solution. La preuve : on meurt.